L’histoire, telle qu’on l’entend généralement, est un art littéraire d’origine européenne. Pourtant, il est faux d’affirmer, comme certains l’ont fait, que les peuples sans écriture sont des peuples sans histoire. Chez les Amérindiens, comme chez beaucoup d’autres peuples autochtones du monde, les ont très longtemps servi à transmettre d’une génération à l’autre la connaissance des événements ayant marqué l’existence de la nation.Avant l’arrivée des Européens, les Amérindiens n’avaient pour ainsi dire pas d’écriture. Cette affirmation n’est pas absolue puisqu’il existe certains documents » écrits » dont l’origine se perd dans la nuit des temps. C’est le cas des pétroglyphes, des documents écrits sur la pierre, et de certains parchemins sur écorce de bouleau. Mais pour l’essentiel, la connaissance était transmise oralement.Certains peuples avaient deux traditions orales, une sacrée, qui perpétuait les mythes fondateurs de la nation, et une profane, qui était en quelque sorte l’histoire nationale. Avec l’avènement des techniques modernes de communication, la tradition orale a pris un certain recul chez les Amérindiens. Dans un grand nombre de nations, souvent avec l’aide d’anthropologues, on a consigné ce qui reste des traditions d’autrefois. La richesse de la tradition orale Les mythes et les légendes font partie intégrante de l’art de conter et, selon les spécialistes, cet art a probablement suivi de très près l’apparition et l’évolution du langage. À l’échelle de la planète, aussitôt que les premiers hommes ont été capables de comprendre qu’ils avaient un passé et qu’ils devaient le transmettre à leurs enfants, les mythes et les légendes ont vraisemblablement fait leur apparition. C’est de cette façon que des événements, des souvenirs ou des expériences physiques et psychiques survenues aux ancêtres ont fait leur place dans le patrimoine oral des peuples. Les mythes et les légendes abondent dans la tradition des nations autochtones du nord-est de l’Amérique. Au sein des sociétés traditionnelles, avant l’arrivée des Européens, la tradition orale suppléait à l’absence d’écriture, la mémoire devenant la gardienne de ces mythes et de ces légendes qui se perpétuaient de génération en génération. Raconter une légende ou un mythe, c’est faire revivre le récit. Le fait de raconter a permis à ces histoires de survivre, passant mille fois de la bouche des aînés aux oreilles des plus jeunes, ces derniers transmettant à leur tour ce qu’ils avaient entendu, compris et retenu. Les festins et les fêtes étaient des occasions privilégiées pour permettre aux conteurs de s’exprimer. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs reconnus pour leur art oratoire et avaient grande réputation. Chez les Hurons-Wendat, au pays de Wendake, les mythes et les légendes faisaient partie de la tradition, particulièrement en hiver, alors que les familles se regroupaient autour du feu dans la maison longue pour écouter et réécouter ces histoires. Par contre, selon une très vieille croyance, l’été était une saison à proscrire, car une personne racontant des légendes en été était susceptible de voir des serpents et des crapauds se glisser dans son lit. Les mythes et les légendes, racontés lors des cérémonies et des festins, amenaient les gens aux frontières du rêve. Le présent s’évanouissait au fil des paroles du conteur qui amenait son auditoire dans un passé fort lointain. Ce passé, tout d’un coup, comme par magie, devenait une réalité. Les thèmes des mythes et des légendes La tradition orale amérindienne fait beaucoup référence à des récits légendaires mythiques qui mettent en scène des histoires et des personnages ayant vécu dans des temps très anciens. Bien souvent, ces mythes et ces légendes expliquent l’origine et la raison de l’existence des êtres et des choses. En faisant des études comparatives, les ethnologues et autres spécialistes ont pu identifier des thèmes qui se retrouvent dans les mythes et les légendes des nations autochtones des trois Amérique. Certains thèmes, tels le bien, le mal ou l’origine du monde, se retrouvent dans le patrimoine mythique de nations disséminées un peu partout sur la planète. Comme si l’imaginaire des humains n’avait pas de frontières. Les mythes et les légendes accordent une place prépondérante aux animaux. Certains auteurs ayant étudié ces récits les ont catégorisés sous le terme » anémistes « , à cause de la place importante accordée aux animaux au sein des sociétés traditionnelles. Rappelons qu’à l’intérieur de la pensée circulaire, les animaux ont une âme au même titre que les humains et que plusieurs espèces animales démontrent même des qualités supérieures à celles des humains. Dans cette foulée, nombre de légendes mettent en scène des animaux qui font preuve de valeurs humaines ou qui présentent des attitudes et des comportements plus humains que les véritables humains. Ces valeurs, attitudes et comportements étaient imités et donnés en exemple, entre autres par les parents dans l’éducation de leurs enfants. Le castor, le loup, le renard et l’ours ont une place privilégiée dans les légendes. Quelques mythes et légendes Règle générale, les mythes et les légendes sont des récits simples et descriptifs. Les langues autochtones traditionnelles ne comportaient pas de mots pour désigner des abstractions. C’est pourquoi les légendes et les mythes comportaient beaucoup d’images et de métaphores pour décrire les phénomènes et les actions. La façon de raconter ces mythes et légendes, tout comme l’ensemble de la tradition orale, a évolué au fil du temps et s’est ajustée aux différentes époques. La transcription proposée fait donc appel à une phraséologie et à un vocabulaire contemporain. Le cercle Les nations autochtones ont une spiritualité bien vivante qui repose sur la communion profonde de l’humain avec la vie animale, la nature et la Terre. Cette spiritualité est une expérience millénaire dans laquelle tout est sacré, tant la vie que les liens avec la faune, la flore et l’environnement. Le point de départ de cette spiritualité est le grand cercle. Le cercle représente l’élément de base de la spiritualité autochtone. Commun à de nombreuses sociétés traditionnelles des trois Amérique, le cercle constitue une approche globale de la compréhension de la vie et des êtres vivants. En vertu de cette approche circulaire, tout ce qui existe dans l’univers est redevable à une divinité suprême qui est à l’origine de la création et qui a engendré le mouvement circulaire de la vie. Dans le cercle, tous les éléments de la création, soit les humains, les animaux, les plantes, l’air, le feu, l’eau, la terre, les étoiles, etc., forment un tout indivisible. Il n’existe aucune suprématie d’un élément sur un autre. Tous sont sur un même pied et une chaîne infinie de relations unit tous ces éléments égalitaires. Dans la pensée circulaire, tous les éléments, tant les humains, les animaux, les monstres que les morts, vivent une constante interaction. Entre ces éléments, la recherche de l’équilibre et le maintien de l’harmonie deviennent des préoccupations de tous les instants qui orientent et conditionnent la vie et les actions de tous. Tout doit être mis en oeuvre pour atteindre et conserver cet équilibre, car la survie et le bien-être de chacun en dépendent. Chacun est moralement responsable de l’autre et de son bien-être. Tous les éléments du cercle, étant issus de la grande volonté créatrice, sont formés de la même substance vitale. Il n’y a, par le fait même, aucune différence entre les éléments. Chaque être, chaque forme de vie, chaque élément du cercle possède une âme, ce qui place tout et tous sur un pied d’égalité. Dans ce contexte de recherche d’équilibre et d’harmonie, chacun doit manifester une solidarité sans faille avec les autres éléments du cercle, qu’ils soient humains ou non, à cause de cette responsabilité du bien-être de tous et de chacun. Selon la tradition, les Autochtones estiment qu’ils doivent faire preuve de partage, de respect, d’humilité et d’honnêteté. Ces valeurs inhérentes au cercle ne peuvent être dissociées, car elles sont essentielles pour le maintien de l’équilibre et de l’harmonie. L’Autochtone n’est pas sur Terre pour dominer la création, mais pour témoigner de l’infinie sagesse du créateur de l’univers et pour vivre en harmonie avec les êtres. Dans le cercle, l’Autochtone doit faire preuve de partage et d’une générosité peu commune avec les autres entités. C’est là un trait du mode de vie traditionnel des nations. Cette attitude de solidarité, de générosité et de respect sera perceptible envers le non-humain et envers l’environnement, pour qui l’humain fera preuve de beaucoup de vénération. Comme les autres êtres de la création contribuent au bonheur, à la subsistance, à l’éducation, et au bien-être de l’homme, celui-ci se doit de leur rendre hommage et de les remercier. Il le fait au moyen de rituels et d’offrandes généreuses pour les autres êtres du cercle. Ces festins, ces fêtes et ces jeux sont dictés par les âmes qui se manifestent par le biais des rêves et des visions. Dans les sociétés traditionnelles, les manifestations de l’âme ayant un caractère sacré, il devenait obligatoire de réaliser les rêves et les visions, question de maintenir l’équilibre et l’harmonie dans le cercle.
Le ballet est un genre de spectacle de danse né en Europe occidentale à la Renaissance (1300-1600). Il est né des somptueux spectacles dont se divertissaient les cours de la Renaissance italienne.
Très élaborés, ils associaient peinture, poésie,
musique et danse et se donnaient
dans les vastes salles de bal ou de banquet.
La technique du ballet consiste en positions et mouvements stylisés, généralement exécutés sur pointes pour les femmes. Ils ont été élaborés et codifiés au cours des siècles, formant ce qu'on appelle le ballet académique. Une bonne musique donnée à un chorégraphe, une troupe de danseurs, des décors, des costumes, de savants éclairages, beaucoup de travail de la part de chacun et ainsi un nouveau ballet prend naissance.
Musique et mise en scène :
La chorégraphie peut être créée sur une musique déjà existante ou bien spécialement composée pour l'occasion, ce qui était le cas le plus fréquent jusqu'au XXe siècle.
L'intrigue d'un ballet s'appelle livret ou argument. Celui-ci peut être écrit spécialement ou bien adapté d'un livre, d'un poème, d'une pièce de théâtre ou d'un opéra. Les décors des ballets ne doivent pas gêner les évolutions des danseurs, c'est pourquoi le centre de la scène demeure presque toujours vide. Ils se limitent souvent à de simples accès aux coulisses en fond de scène et sur les côtés. À l'origine, les danseurs étaient vêtus selon la mode du temps. Le tutu, jupe évasée en tissu transparent, fut popularisé par Marie Taglioni dans la Sylphide (1832). Il se raccourcit au cours du XIXe siècle pour devenir le costume traditionnel des ballerines. kent La Russie a contribué à la pérennité du ballet à la fin du XIXe siècle.
Un Français, Marius Petipa, devint le principal chorégraphe du Ballet impérial de Russie. Il perfectionna le genre du ballet narratif, associant danses et scènes mimées, au cours de longs spectacles durant parfois toute une soirée. Le répertoire du ballet est aujourd'hui très divers.
Il comprend aussi bien des ballets nouveaux que d'anciens, reconstitués ou recréés, ainsi que des œuvres nouvelles de danse moderne ou contemporaine spécialement composées pour les grandes compagnies de ballet.
Grâce aux fréquentes tournées internationales, les publics du monde entier peuvent maintenant se familiariser avec le ballet d'aujourd'hui dans toute sa diversité. La plupart des ballets classiques ont pour thème un conte. C'est le cas du lac des cygnes. Le Lac des cygnes fut créé à Moscou en 1877, sur une musique de Tchaïkowski, et ne remporta pas un grand succès.
Ce n'est que 18 ans plus tard, et grâce au célèbre chorégraphe Marius Petipa, qu'il connut un triomphe. Le lac des cygnes Rudolph Noureev Rudolph Noureev et Fonteyn Margot dans le lac des cygnes L'histoire : Le jeune prince Siegfried a atteint l'âge adulte. Des amis sont venus lui rendre visite, mais l'arrivée inopinée de la mère du prince arrête leurs divertissements. Sa mère est mécontente de la vie légère que mène son fils et elle veut le marier. Le prince devient triste car celà signifie la fin de sa jeunesse et des amusements. Lorsque sa mère s'en va l'ambiance joyeuse revient.
A la tombée du crépuscule ses jeunes amis s'en vont. Le cœur de Siegfried est envahit par la mélancolie car il n'a aucune envie de perdre sa liberté cependant dans ses rêves il entrevoit l'image de la jeune fille qu il serait capable d aimer.
Mais où trouver une telle jeune fille? Les bavardages de ses amis ne l' intéressent pas . La seule chose qui l' attire c' est une volée de cygnes qui passe. Siegfried et ses amis, munis de fusils, partent à la chasse.En fait, les cygnes blancs sont de belles jeunes filles ensorcellées par le méchant sorcier Rotbard. Seulement la nuit elles retrouvent leurs formes humaines. Siegfried rencontre au bord du lac la reine des cygnes Odette. Sa beauté éblouit le jeune prince qui lui jure un amour éternel. I1 s'avère que seul un sentiment constant et pur peut sauver les jeunes filles du pouvoir du méchant sorcier. Avec la venue de l'aube les jeunes filles devraient de nouveau se transformer en cygnes. Mais Siegfried est persuadé que par la force de son amour il délivrera Odette de l'ensorcellement. La princesse a organisé un bal au château où arrivent les grands seigneurs avec leurs filles. Le prince devra se choisir une fiancée. Au point culminant du bal, on voit apparaître un chevalier nconnu avec sa fille dont la beauté est éblouissante. C'est Rotbard avec Odile qui ressemble étrangement à la reine des cygnes.
Siegfried est persuadé que c'est Odette. Rotbard demande à Odile de provoquer Siegfried pour que celui-ci lui avoue son amour. Siegfried communique à sa mère qu'il a l'intention d'épouser la fille du chevalier inconnu. Le mal triomphe puisque Siegfried a rompu la parole donnée, Odette et ses amies vont être damnées. Lorsque Odile et Rotbard disparaissent, Siegfried comprend qu' il vient de se tromper et donc qu' il n' a pas tenu parole. Plein de désespoir, le jeune prince se dirige vers le lac des cygnes. ... , Le bord du lac. La nuit est sombre et inquiétante. Odette pleine de tristesse raconte à ses amies la trahison de Siegfried. Les jeunes filles-cygnes sont accablées. Elles n'ont plus d'espoir de retrouver la liberté.
Mais voilà qu'arrive Siegfried. I1 supplie Odette de lui pardonner car il a cru que c'était elle, là-bas au château. C'est à elle qu'étaient adressés les mots d'amour. Si plus rien ne peut les sauver, il est prêt à mourir avec elle. Rotbard se déchaîne et fait appel aux forces de la nature pour détruire l'amour des jeunes. Un orage se déclenche. On voit des éclairs et on entend les bruits du tonnerre. Mais rien ne peut détruire le sentiment d'amour que se vouent les jeunes gens, rien ne peut les séparer. Alors le mauvais démon se bat avec le prince et périt au cours du duel. Les sortilèges ont perdu leur force.
Odette et Siegfried entourés par les compagnes de cette dernière accueillent avec joie les premiers rayons de soleil.